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Table des Matières
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Question 1 : |
Que se passe-t-il lorsque
le salarié ne prends pas ses
jours RTT ? |
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Question 2 : |
Quelles sont les dérogations possibles au repos
dominical ? |
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Question 3 : |
Peut-on tardivement modifier les dates de congés ? |
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Question 4 : |
En savoir un peu plus sur les
Congés Payés ? |
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Question 5 : |
L'entreprise a-t-elle le droit
de me réclamer un trop-perçu sur salaire équivalent à... |
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Question 6 : |
Que se passe-t-il si je ne
respecte pas la durée de mon préavis à l'occasion de ma démission ? |
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Question 7 : |
Faire le point avec le bilan
de compétences |
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Question 8 : |
Procédure de licenciement |
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Question 9 : |
Le chèque emploi-service |
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Archives : |
Nos
archives classées par thème |
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Le saviez-vous ? : |
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Question 9 |
Le chèque emploi-service |
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Réponse |
Utilisé en accord avec le
salarié, ce moyen de paiement simplifie les formalités administratives et
évite le recours au travail au noir.
Qu’est-ce qu’un chèque
emploi-service ?
Il permet de rémunérer une
personne que vous employez pour effectuer des tâches à caractère domestique
ou familial. Analogue à un chèque bancaire, il est assorti d’un volet social
qui apporte des garanties aux personnes salariées. Le chèque emploi-service
vous dispense de la déclaration à l’Urssaf et du calcul des charges
sociales. Le chèque emploi-service tient lieu de contrat de travail si le
salarié effectue moins de huit heures par semaine ou moins de quatre
semaines consécutives à temps plein. Au-delà, il faut établir un contrat de
travail.
Quels sont les emplois
concernés ?
Il s’agit de tous les emplois qui
relèvent de la convention collective nationale des salariés du particulier
employeur (référence 3180) : travail de ménage ou de repassage, garde
d’enfants, soutien scolaire, aide aux personnes âgées, garde de malades,
travaux d’entretien ou de jardinage, etc. Sont exclus : les tâches liées à
votre activité professionnelle, le secrétariat par exemple ; la garde
d’enfant si par ailleurs vous percevez l’Aged (l’allocation pour la garde
d’enfant à domicile) ; les employé(e)s au pair ; le personnel employé pour
la réfection, l’aménagement ou l’amélioration de l’habitat, l’installation,
la réparation ou le dépannage d’équipements domestiques; les services d’une
assistante maternelle agréée. De même, le chèque ne peut rétribuer les
services d’une garde-malade que dans le cas où des soins médicaux ne sont
pas prescrits.
Comment obtenir un dossier ?
Pour ne plus donner « de la main
à la main », chaque semaine ou chaque mois, c’est très simple : remplissez
une demande d’adhésion au chèque-emploi service auprès de votre agence
bancaire, votre bureau de poste ou Caisse d’épargne. Avec la demande
d’adhésion au CES, vous signez une autorisation de prélèvement automatique
du montant des cotisations sociales calculé par le Centre national de
traitement du chèque emploi-service (CNTCES). Sous quelques jours, un
chéquier composé de 20 chèques avec ses 20 volets sociaux vous est adressé
accompagné d’enveloppes pré-imprimées. Il ne vous reste plus qu’à remplir le
chèque en indiquant le salaire net, sans les charges salariales et
patronales, et le remettre à votre employé. Quant au volet social, envoyé
ensuite au centre de gestion de l’Urssaf, il sert à déclarer le nombre
d’heures de travail effectuées et le salaire versé. C’est ce centre qui
délivrera le bulletin de paye au salarié.
Les atouts du dispositif
-
Côté employeur
: simplification des formalités,
couverture en cas d’accident notamment. De plus, ce mode de rémunération
donne droit à une réduction d’impôts. Sur la totalité des sommes versées,
salaires et charges comprises, il est possible de déduire jusqu’à 50%,
dans la limite d’un plafond fixé à 6900 € par an, soit une réduction
maximale de 3450 €. Pour certaines catégories, le plafond est repoussé
jusqu’à 13800 €, et la réduction de l’impôt sur le revenu peut alors
atteindre 6900 €. C’est le cas pour les invalides obligés de faire appel à
l’assistance d’une tierce personne, les contribuables ayant à charge une
personne invalide de 3e catégorie, ou un enfant donnant droit au
complément d’éducation spéciale. Il est également possible, sous
conditions, de prétendre à l’exonération des cotisations patronales de
Sécurité sociale. En bénéficient les personnes âgées de plus de 70 ans,
des titulaires de la carte d’invalidité à 80% et de la carte spécifique de
dépendance; des personnes ayant à leur charge un enfant ouvrant droit au
complément d’allocation spéciale; des personnes vivant seules et ayant
besoin d’une aide pour les actes ordinaires de la vie. Il suffit de
remplir la demande qui est jointe au chéquier et de l’envoyer à l’Urssaf
avec une fiche d’état civil. En revanche, les cotisations patronales pour
la retraite complémentaire, l’assurance-chômage et la formation
professionnelle restent dues.
-
Côté employé :
déclaré auprès du régime général de la Sécurité Sociale, des régimes de
prévoyance, de retraite complémentaire et d’assurance-chômage, il est non
seulement assuré en cas d’accident du travail, mais il cotise pour se
constituer une retraite, peut prétendre aux indemnités de chômage et de
licenciement, aux primes de congés payés et à la formation
professionnelle. Il bénéficie aussi de sa propre couverture maladie, dans
la mesure où il travaille le nombre d’heures requis par mois ou par
trimestre. Un système de paiement qui offre donc à la personne que l’on
emploie le bénéfice de l’ensemble des droits sociaux dans les mêmes
conditions que tous les autres salariés.
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Renseignez-vous également auprès du CE qui propose et subventionne, sur le
même principe, le Ticket Social. |
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Question 8 |
Procédure de licenciement |
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Réponse |
Lors
de la procédure de licenciement vous pouvez être assisté d'un délégué du
personnel, syndiqué ou non.
Vous
pouvez aussi vous faire assister d'une autre personne de votre choix appartenant
à l'Entreprise.
Dans
tous les cas, ne vous retrouvez jamais seul, même si vous vous en croyez
capable. L’avis d’une ou plusieurs personnes rompus à ce genre de pratique est
important. Bon nombre de consultants ont essayé seul et sont revenus vers les
délégués du personnel beaucoup trop tard. Les
prud’hommes ne sont pas nécessairement la bonne carte à tirer.
Vous
avez des droits et nous les connaissons. Nous connaissons aussi les pratiques.
Alors
à la
moindre hésitation, contactez nous : nous sommes là pour vous aider.
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Question 7 |
Faire le point avec le bilan
de compétences |
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Réponse |
- Le contenu du bilan de
compétences : Le bilan de compétences permet au salarié d'analyser ses
compétences professionnelles et personnelles, ses aptitudes et motivations
afin de définir un projet professionnel ou de formation. Il se déroule en
trois étapes :
-
une phase préliminaire. Le
salarié est reçu individuellement pour définir ses besoins et être informé
des conditions du déroulement du bilan, des moyens utilisés ;
-
une phase d'investigation menée
de façon individuelle et/ou collective afin d'identifier et d'évaluer les
compétences et aptitudes du salarié ;
-
une phase de conclusion au
cours de laquelle les résultats du bilan sont exposés au salarié.
- Le prestataire du bilan de
compétences : Le prestataire du bilan de compétences doit être inscrit
sur une liste établie par un organisme paritaire collecteur agréé au titre
du congé individuel de formation (le Fongecif en général ou, dans certains
cas, l'OPCA de la branche). En aucun cas, la prestation de bilan de
compétences ne peut être réalisée par l'entreprise qui emploie le salarié.
- Le congé de bilan de
compétences à l'initiative du salarié : L'employeur ne peut pas imposer
au salarié de suivre un bilan de compétences : il doit lui demander son
consentement en lui présentant une convention de bilan de compétences
("convention tripartite "). Le salarié dispose de 10 jours pour se
prononcer. Son absence de réponse équivaut à un refus, lequel ne peut être
un motif de sanction ou de licenciement. Par ailleurs, les résultats du
bilan ne peuvent être communiqués à l'employeur sans l'accord exprès du
salarié.
Le salarié peut prendre
l'initiative de suivre un bilan de compétences dans le cadre d'un congé
lorsqu'il remplit les conditions suivantes :
-
justifier d'une ancienneté de 5
ans au moins, consécutifs ou non, en tant que salarié, dont 12 mois
minimum dans l'entreprise où il fait sa demande ;
-
respecter un délai de franchise
fixé à cinq ans s'il a déjà bénéficié d'un congé de bilan de compétences.
Toutefois, il ne s'applique pas en cas de changement d'employeur depuis le
précédent bilan. Deux mois au moins avant le début du bilan de
compétences, le salarié présente à l'employeur une demande écrite
d'autorisation d'absence. Cette demande mentionne :
-
les dates du bilan de
compétences,
-
sa durée (au plus, 24 heures
consécutives ou non)
-
la désignation de l'organisme
prestataire du bilan de compétences.
L'employeur dispose de 30 jours
pour répondre au salarié.
Une particularité : le
bilan de compétences peut se dérouler en dehors du temps de travail. Dans ce
cas, il est inutile d'adresser une demande d'autorisation d'absence à
l'employeur.
Pour en savoir plus :
Articles L 900-2 et L 931-21 et
suivants du Code du travail
Articles R 900-1 et suivants et R
931-27 et suivants du Code du travail. |
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Question 6 |
Que se passe-t-il si je ne
respecte pas la durée de mon préavis à l'occasion de ma démission ?
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Réponse |
La durée du préavis (ou
délai-congé) dépend de la convention collective ou des usages locaux. Elle
peut aussi être indiquée sur votre contrat de travail. En règle générale le
préavis, chez Accenture, est de trois mois.
Si vous ne pouvez pas négocier ce
délai de préavis et que vous ne le respectez pas, l'employeur peut réclamer
des dommages et intérêts aux Prud'hommes. Ces dommages et intérêts sont
souvent équivalent au salaire de la période non effectuée. C'est donc un
risque limité si un nouvel emploi en CDI vous attend.
Vous pouvez consulter notre
convention collective sur :
http://www.syntec.fr |
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Question 5 |
L'entreprise a-t-elle le droit
de me réclamer un trop-perçu sur salaire équivalent à un mois suite à une
erreur sur ma feuille de paie ? |
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Réponse |
Le Code du travail n'interdit pas
de récupérer une somme versé à tort. Ce qu'il interdit, c'est la sanction
financière.
L'article 1376 du code civil
indique : "Celui qui reçoit par erreur ou sciemment ce qui ne lui est pas dû
s'oblige à le restituer à celui de qui il l'a indûment reçu".
Il faut demander à l'employeur de
réduire cette dette en tenant compte du fait qu'il s'agit au départ d'une
erreur de ses services.
Vous pouvez aussi négocier
l'échelonnement du remboursement si vous le souhaitez.
N'hésitez pas à vous adresser à
vos représentants syndicaux ou aux représentants du personnel afin qu'ils
puissent vous assister dans vos démarches. |
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Question 4 |
En savoir un peu plus sur les
Congés Payés ? |
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Réponse |
S'il a travaillé à son service au
moins un mois entre le 1er juin et le 31 mai, un salarié a droit à un congé
rémunéré par son employeur
Le Nombre de jours
Un salarié a droit à 2.5 jours
ouvrables de congé par mois effectivement travaillé pendant l'année de
référence, c'est-à-dire la période allant du 1er juin de l'année précédente
au 31 mai de l'année en cours. Ainsi pour douze mois de travail effectif*,
les droits sont de trente jours ouvrables**. Pour dix mois, ils s'élèvent à
25 jours ouvrables ou à 15 jours pour six mois etc.... Lorsque le calcul
n'aboutit pas à un nombre entier, la durée du congé est arrondie au chiffre
supérieur.
*Le travail
effectif : c'est le temps de travail réellement
effectué durant l'année de référence. Néanmoins, sont assimilées à du
travail effectif des périodes correspondant à certaines absences : congés
payés de l'année précédente, repos compensateurs, jours de repos acquis au
titre de la RTT, congé maternité, congés de formation économique,sociale
et syndicale, arrêts pour accident du travail ou maladie professionnelle,
congés pour événements familiaux, congés de formation.
** Jours
ouvrables et jours ouvrés : les jours "ouvrables
sont tous les jours de la semaine à l'exception du dimanche et des
différents jours fériés chômés. Par conséquent, le samedi, même s'il n'est
pas travaillé habituellement dans l'entreprise, est considéré comme un
jour ouvrable. Ainsi les 30 jours ouvrables auxquels tout salarié a droit
au titre des congés payés après avoir travaillé effectivement douze mois
dans l'entreprise, correspondent à cinq semaines de vacances. A noter que
les jours ouvrables ne doivent pas être confondus avec les jours "ouvrés"
lesquels sont les jours effectivement travaillés de la semaine,
c'est-à-dire, en général, du lundi au vendredi inclus.
La prise des congés
Les congés peuvent être pris dès
l'ouverture des droits, c'est à dire avant la période légale (qui court du
1er mai au 31 octobre), en cas d'accord avec l'employeur.
Il faut également savoir que les
conjoints et les partenaires liés par un Pacs qui travaillent dans la même
entreprise ont droit à un congé simultané.
La répartition des congés dans
le temps
Le congé principal :
chaque salarié doit bénéficier d'un congé principal d'au moins 12 jours
ouvrables continus, compris entre deux jours de repos hebdomadaires. Lorsque
les droits acquis sont inférieurs à ces 12 jours, le congé doit être pris en
une seule fois.
Ce Congé principal doit, en
principe, être attribué pendant la période légale.
Les jours dus peuvent donner
droit, sauf accord -individuel ou collectif- contraire, à 2 jours
supplémentaires de congé lorsque le salarié prend au moins 6 jours ouvrables
en dehors de la période légale, ou à 1 jour supplémentaire entre 3 et 5
jours ouvrables.
Cinquième semaine : Le
congé principal continu ne peut excéder 24 jours ouvrables. La 5ème semaine
devra donc être prise en dehors du congé principal. Néanmoins, les salariés
justifiant de contraintes géographiques particulières (travailleurs
étrangers retournant dans leur pays d'origine notamment) peuvent accoler la
5ème semaine à leur congé principal.
Il faut noter en outre que le
fractionnement de la 5ème semaine ne donne pas droit à des congés
supplémentaires.
Petit rappel sur les jours
fériés en France
Comme le stipule le Code du
Travail (article L22-1), il existe en France onze jours fériés : le 1er
janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, le jeudi de l'Ascension,
le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, l'Assomption (15 août), la Toussaint
(1er novembre), le 11 novembre et le jour de Noël. |
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Question 3 |
Peut-on tardivement modifier les dates de congés ? |
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Réponse |
En cas de circonstances
exceptionnelles, les dates de congés peuvent être modifiées moins d’un mois
avant la date prévue pour le départ en congé (Code du travail, article L
223-7). Ceci vaut pour le congé principal de quatre semaines, comme pour la
cinquième semaine de vacances. Ces dispositions ne concernent que la
modification des dates de départ en congé déjà fixées et non leur fixation.
Ainsi, l’employeur ne peut se fonder sur ces dispositions et arguer de
circonstances exceptionnelles pour mettre brusquement ses salariés en congés
payés. (Cour de cassation du 7 avril 1994, n° 90-43.871). |
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Question 2 |
Quelles sont les dérogations possibles au repos
dominical ? |
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Réponse |
Le repos hebdomadaire doit être
donné le dimanche. Toutefois, pour des raisons essentiellement économiques,
ce principe s’accompagne d’un grand nombre d’exceptions.
Tous les salariés ont droit à un
repos hebdomadaire d’une durée minimale de 24 heures consécutives,
auxquelles s’ajoutent les 11 heures de repos quotidien obligatoires. Ainsi
les salariés doivent bénéficier d’un repos de 35 heures consécutives par
semaine, selon le Code du travail article L 221-4 et L 220-1. Un même
salarié ne peut donc être occupé plus de six jours par semaine.
Le code du travail prévoit
explicitement que ce repos hebdomadaire doit être donné le dimanche selon le
code du travail article L 221-5. Il est impossible d’y déroger, même avec
l’accord des salariés.
Autrement dit, se combinent 2
règles : - l’obligation d’accorder un repos hebdomadaire aux salariés. - Et
celle contraignant l’employeur à le dispenser en principe le dimanche.
Toutefois, un employeur peut
faire travailler des salariés le dimanche lorsqu’il bénéficie d’une
dérogation. Les dérogations utilisées sont obtenues par arrêté du maire ou
du préfet de police quand il s’agit de Paris. Ceux-ci sont pris après avis
des organisations d’employeurs et de travailleurs intéressées. Le nombre de
ces dimanches ne peut excéder cinq par an.
Très important : c'est
l’arrêté qui détermine obligatoirement les conditions dans lesquelles ce
repos est accordé, soit collectivement, soit par roulement dans une période
qui ne peut excéder la quinzaine qui précède ou qui suit la suppression du
repos. |
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Question 1 |
Que se passe-t-il lorsque le salarié ne prends pas ses
jours RTT ? |
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Réponse |
L’accord d’entreprise ou d’établissement prévoit que
la durée hebdomadaire moyenne sur l’année est réduite, en deçà des 39
heures, par l’attribution de journées ou de demi-journées de repos. Ceci
fait référence au code du travail, article 212-9.
La RTT sous forme de jours de repos permet à
l’entreprise de maintenir un horaire de référence théorique de 40 heures par
semaine. La prise sur l’année de ces jours de repos permet aux salariés
d’être à 35 heures en compensant par du repos les heures réalisées entre 35
et 39 ou 40 heures.
Les jours de repos acquis sont dus. Si le salarié ne
les prends pas, ils peuvent être reportés, mais uniquement dans le cadre de
l’année choisie comme cadre de la réduction du temps de travail. Chaque 31
août de l’année, les compteurs sont remis a zéro et les jours restants sont
à prendre dans un délais de 3 mois.
Ce qu’il est important de savoir est qu’il semble
qu’un accord collectif ne peut pas prévoir que les jours de repos non pris
le 31 août soient définitivement perdus. En revanche il peut contraindre les
salariés à les prendre. En effet, l’article L 212-9 du Code du travail
prévoit que l’accord RTT détermine, dans la limite de l’année, les délais
maxima dans lesquels les jours de repos sont pris. |
Mise à jour le 03-09-2010
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